Double Science 2026 : écho de la CSTI et stand du RéPIC

Double Science 2026 : écho de la CSTI et stand du RéPIC

La 4e édition du festival Double Science s’est déroulée les 12 et 13 juin sur Paris. Se tenant dans un endroit festif de la capitale, le Ground Control, l’événement a donné l’occasion aux vulgarisateur.ices et scientifiques d’aller à la rencontre d’un public varié et souvent néophyte en proposant des formats originaux.

La journée du vendredi était consacrée aux professionnels tandis que le samedi était ouvert au grand public : le RéPIC y a tenu un stand.
Hugo Le Chevalier, président de l’association, Caroline Depecker, la secrétaire adjointe et Alicia Pépin, membre de plein droit, se sont relayés pour répondre aux questions des visiteurs, expliquer la nature de notre association et pointer du doigt la richesse des métiers et des compétences déployés par les membres présents dans l’annuaire.

Les curieux ont été de tout bord : des vulgarisateur.ices venus chercher des contacts et des idées, des scientifique dont un chercheur de la culture scientifique intéressé par les retours de terrain (lien avec les institutions, nos attentes etc), ainsi que des étudiants en quête de repères pour s’orienter professionnellement.
Tous ont salué l’intérêt qu’une même organisation rassemble des professionnels indépendants de la CSTI et les identifient.

Hugo Le Chevalier animant le stand du RéPIC

Lors du vendredi après-midi, consacré aux rencontres entre professionnels, deux tables rondes ont été organisées dont une qui nous a particulièrement intéressée. Son thème : « CSTI, le modèle associatif a-t-il encore des bougies à souffler ? ».
Y contribuaient Mélody Tonolli, ajointe au maire de Paris chargée de la culture du savoir, Claudia Aguirre Rios, directrice CSTI de l’association TRACES et Noémie Lozach Vilain, directrice CSTI de l’association ACCUSTICA.

Ce temps d’échange, axé avant tout sur les difficultés rencontrées par des associations de vulgarisation telles que celle conviées à la table ronde soulignait un constat évident pour beaucoup d’entre nous : la diminution drastique des moyens alloués aux structures de la CSTI faisant écho à une vision politique qui ne promeut aujourd’hui ni la culture – de façon générale et la CSTI en est une expression particulière – ni les sciences. Et au contraire les fragilise.

« Un constat qui fait consensus parmi les représentants de la CSTI présents dans la salle : élus (telle que Mélody Tonolli) , représentant d’universités ou d’association, personnel du ministère de la culture », commente Hugo qui a assisté aux échanges. « C’est un constat d’urgence alors que les moyens d’action imposent un fonctionnement de plus en plus précaire, même pour de grosses structures nationales et associatives qui disposent de salariés ». 

Table ronde « CSTI, le modèle associatif a-t-il encore des bougies à souffler ? »

Des inquiétudes concernant une dégradation encore de cet état de fait après l’élection présidentielle 2027 ont été prononcées. Lors du débat, l’idée de « faire collectif » pour défendre la CSTI a été évoquée par plusieurs intervenants.

« Créer un « méta-collectif » unissant des collectifs liés à la CSTI déjà structurés et aux réalités socio-professionnelles différentes selon qu’ils sont associatifs, syndicaux universitaires ou privés en créant des ponts entre ces derniers serait souhaitable quoique sans doute un peu compliqué ». 

Alicia, qui assistait aux échanges, en a profité pour prendre la parole au nom du RéPIC en soulignant que les professionnels indépendants de la CSTI étaient eux aussi inquiets du contexte dans lequel nous œuvrons tout en éclairant que, si le RéPIC n’avait pas vocation à être un syndicat, il visait à assurer une cohésion défendant nos intérêts.

Seul on va plus vite. Ensemble, on va plus loin.

Retour en haut